[PAS CENSURÉ]

Réseaux sociaux : pour sortir de la violence autour des questions de sexualité

Vendredi 17 mai 2019

angeleIl y a quelques semaines Meufs, Meufs, Meufs mettait en ligne une pétition contre la censure des comptes féministes sur Instagram. Parmi les objets tombant sous les ciseaux du réseau : la représentation des corps nus, féminins (mention spéciale aux tétons qui dégagent illico s’ils sont ceux d’une femme – ceux d’un homme sont eux les bienvenus). « Mais les photos de cicatrices post-vasectomie et de femmes qui allaitent un enfant sont [elles] autorisées », souligne la pétition, également les photos de femmes « dénudées et sexualisées dans des mises en scène très clairement misogynes ». Soit : la maman et la putain – la première n’étant tolérée sur Insta que depuis 2018 (on progresse !).

Bras de fer, insultes, torgnoles
Cette censure est l’exact symbole de ce qui se joue sur les réseaux notamment autour de la représentation des corps et des sexualités : des bras de fer, des prises de pouvoir sorties de l’ombre qui t’attrapent et te jettent au sol après éventuellement t’avoir : insulté ; torgnolé copieusement ; marché sur la tronche l’air de rien. Tour d’horizon de ces (mauvaises) manières, collectives ou individuelles qu’on a intérêt à changer si on veut avancer sur les sujets de fond.

Dans « www », il y a « wide » (vaste)
Number one absolu, c’est bien sûr la censure sus-citée, initiée par les réseaux eux-mêmes. Bien rangés derrière un modèle dominant, ils jouissent, forts de leur notoriété (un milliard d’utilisateur en juin 2018), d’un pouvoir énorme – sur un fil Insta, on compte a minima une pub tous les cinq posts.

Notre grand tort à tous est de moutonner dans leurs rangs. Pour rappel, le world wide web est un espace non clos, et il est toujours possible d’initier d’autres endroits d’expression hors censure – eh Qwant, toi qui en connais un rayon sur le respect de la vie privée, ça ne te dit pas d’y réfléchir ?

Tout est permis les gars : lâchez-vous !
Autre manière de mettre des baignes numériques : les groupes d’opposition. Là, c’est généralement la foire à la beaufitude, la fiesta à la connerie option « tir à vue ». Tout est permis, les gars : lâchez-vous ! Et je dis « les gars », mais la crasserie verbale n’ayant pas de sexe, femmes et hommes y unissent leurs braiments. Un de leurs marqueurs : on y mélange tout tant que ça claque. Pour exemple (que je ne mets pas en lien parce que je préfère décrire le caca que de le livrer à domicile) : le groupe FB Paye ta féministe qui publie sur un même plan des faits divers mettant en cause des actes de violence sur enfants commis par des mères, des mèmes gratinés (« Quand la femme payera le restau pour te sucer, on pourra parler d’égalité »), des insultes à Marlène Schiappa. Dans leurs rangs, d’autoproclamés « grands chasseurs de féministes » - anonymes, il va de soi.violence AngeleCapture d’écran de réactions au clip "Balance ton quoi", où Angèle apparaît avec – bouh ! - des poils aux aisselles, compte Facebook Paye ta féministe.

Suprémacisme et smileys
Ces courageux internautes, on les retrouve en trolls absolus de Twitter, souvent sous pseudo, avec leurs jets de dégueuli et leurs cibles préférées. À ce sujet, il faut écouter l’épisode des Pieds sur terre, sur France Culture, dans lequel Faïza Zeroula, alors journaliste au Bondy Blog, a rencontré un de ses trolls, « timide, galant, un peu old school ».

Mais en parallèle des démontages franco de port/c, il y a ce genre-ci, plus vicieux sous ses airs gentillets :violence transSur ce post d’@aggressively trans, la violence pourtant non frontale (pas les insultes habituelles) est redoutable. D’abord, parce que ce commentaire positionne son locuteur en garant de la norme : c’est lui (ou elle) qui sait, il a tout bon. Un peu comme ce mec qui harcelait le petit à lunettes quand t’étais en quatrième, qui jouait toutes les balles au match de foot de fin d’année, et draguouillait sans complexe la prof principale. Zéro doute.

À partir de là, et puisqu’il est question de sa parole, de sa bonne blague – smiley, smiley, smiley – l’empathie n’est pas de mise. Ben oui : c’est qui, le boss ? Et puis qu’est-ce qu’on s’en fout de leurs conneries à toutes ces tafioles ?

Il pourrait aussi bien être question de petits chats ou de frigidaires. La personne trans est ici hors de toute considération en tant qu’humain, un simple support à la rigolade. Son expression, voire ses revendications, ses difficultés, parce qu’elles ne sont pas considérées, sont purement et simplement niées. Rien de tout cela n’existe pour le suprémaciste, rien que sa tronche – smiley again – et sinon, y a quoi à la cantine, ce midi ?

Voilà pour moi la plus grande forme de violence existante sur les réseaux. Celle qu’on voit moins parce qu’elle n’est pas agressive. Celle qu’il ne faut pas rater parce qu’elle véhicule des idées de supériorité puantes. Celle qu’il faut dénoncer qu’on en soit victime ou pas.

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Par Stéphanie Estournet


Avec les BabyPods c’est la teuf dans maman

Jeudi 16 mai 2019

Après les AirPods, voici les BabyPods, de petites enceintes sans fil à insérer dans le vagin pour faire écouter de la musique à son bébé. Selon la marque, faire écouter du gros son à son foetus le stimule et favorise son développement cognitif. Mais d’autres, comme gynécologue Donnica Moore interrogée par INSIDER, se montrent plus sceptiques : “Nous ne savons pas si le niveau de son ou de décibels est trop élevé pour un fœtus. Peut-être qu’il y a une raison pour laquelle notre corps ne dispose pas de haut-parleurs vaginaux…” Vous pouvez acheter les BabyPods pour 150 petits euros par ici.

(Source)

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Wanking Simulator : le premier jeu vidéo de masturbation en public

Jeudi 16 mai 2019

Capture d’écran 2019-05-15 à 16.41.37

Ultimate Games vous propose enfin le jeu qui réunit les deux passions de la jeunesse : l'onanisme et le chaos. Avec Wanking Simulator, vous incarnez un SDF pas du tout creepy nommé Winston Gay qui entend semer l'effroi et la destruction dans une petite bourgade WASP grâce au pouvoir de son poignet. Un FPS où vous pourrez vous tirer le jonc à des enterrements ou devant des écoles tout en échappant à la police. Louis C.K. aime ça.  Avant d'exploser de bonheur, il faudra attendre jusqu'à la rentrée. 

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Dessine-moi un pénis

Mercredi 15 mai 2019

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Le 16 novembre 2017, un pilote de l'armée américaine s’est amusé à dessiner un pénis géant avec les traînées de condensation de son appareil dans le ciel immaculé de l'État de Washington durant un entraînement. La Navy a déclaré l’incident “inacceptable” et a démarré une enquête. Le journal de la marine vient de publier une transcription du dialogue entre le pilote et le copilote, et c’est assez hilarant :

“Tu devrais essayer de dessiner un pénis”, lui conseille le copilote.
“Je peux essayer, ce sera sans doute facile”, se vante le pilote. “Il faut que je dessine un huit, puis que je fasse demi-tour et que je revienne. Je vais descendre, prendre de la vitesse et sortir de la couche de condensation.”
“Les couilles vont être un peu déséquilibrées”, lui indique le copilote.
“Les couilles sont terminées”, déclare-t-il quelques instants plus tard. “Je dois naviguer un peu dans cette direction pour faire la verge.”
"Vers quel côté ira la verge ?", demande le copilote.
"La verge ira vers la gauche", répondit le pilote.
“Ce sera une large verge”, note le copilote.
“Je ne veux pas dessiner trois couilles”, déclare le pilote.
“Ok vas-y”, lui répond le copilote, "mais la base de cette verge sera vraiment large."

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L'escape game : le nouveau terrain de jeu du porno

Mercredi 15 mai 2019

Capture d’écran 2019-05-15 à 11.19.47L'escape game, ce n'est pas que gueuler sur Sandrine de la compta lors d'un team building éprouvant, c'est aussi un nouveau décor pour des pornographes imaginatifs. Renfermant un fort potentiel BDSM, le jeu inspire des vidéos bondage où des jeunes femmes ligotées doivent s'évader grâce à des indices ainsi que des jeux vidéo hentai, comme le célèbre Cindirella Escape. Bizarrement, à la fin, la clé pour sortir est pratiquement toujours un imposant phallus qu'il faut chevaucher. 

Capture d’écran 2019-05-15 à 11.23.18Si vous avez envie de vivre l'expérience plutôt que de mater, la salle 69 nuances de Grey à Paris est spécialement conçue pour vous mettre dans des situations quelque peu délicates. Un lieu cosy, qui n'est pas sans rappeler la Fistinière, où l'on a envie de rester longtemps, très longtemps. 

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