On t'enVOIE dans la CULlture (tu l'as ?)

La sacrée histoire du Saint Prépuce

Mercredi 31 juillet 2019

Capture d’écran 2019-07-31 à 15.33.26A travers les siècles, la peau du gland de Jésus a été l'objet de convoitises, d'arnaques et de théories du complot impliquant les nazis. Une relique aussi précieuse que le Graal (même si elle ne confère pas la vie éternelle, a priori), qui aurait fait un incroyable sujet pour Dan Brown ou Spielberg (Indiana Jones et le prépuce maudit, ça aurait de la gueule, non ?) et pourtant largement méconnue. Comme vous le savez sûrement, Jésus, si tant est qu'il ait existé, était juif. Ce qui implique que des rabbins ont retiré le capuchon de son petit stylo Bic, comme représenté sur le tableau de Friedrich Herlin ci-dessus. Si au début, le bout de peau mythique n'intéressait guère qui que ce soit, c'est au Moyen-Age, période où les reliques étaient un moyen d'attirer les pélerins, qu'il devint une superstar : plus de 14 lieux revendiquèrent sa propriété, de Rome à Saint-Jacques-de-Compostelle en passant par Chartres et le Puy-en-Velay. Elle aurait même été une monnaie d'échange diplomatique : Charlemagne l'aurait offert au Pape Léon III lors de son couronnement en l'an 800. La légende raconte d'ailleurs que ce serait un ange (bien bien chelou) qui lui aurait apporté dans son sommeil. Jusqu'en 1983, c'est le village italien de Calcata qui organisait une procession où l'on vénérait le bout divin, installé dans un reliquaire. Mais cette année-là, le reliquaire fut volé, le larcin suscitant mille théories du complot : était-ce un coup du Vatican, à moins que les nazis s'en soient emparés lors de la guerre ? Le Saint-Prépuce a aussi connu la postérité grâce à la suspicion de Jean Calvin (dans son Traité des reliques), l'hilarité de Voltaire (dans son Traité sur la tolérance) ou l'imagination d'Umberto Eco (dans le roman Baudolino). Quelle vie pour une si petite chose. 

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Introducing : le bar à sextoys

Mardi 30 juillet 2019

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Chez Brain normalement on a une dent contre les bars à ongles, les bars à chats, les bars à rats et tout autre bar-concept qui n'inclut pas d’alcool : les bars c’est fait pour boire bordel ! Mais là, on doit avouer qu’on est prêt à faire une place dans nos petits coeurs sensibles de babtous fragiles pour le Vibe Bar Wild One, un bar à sextoys qui a ouvert dans le quartier de Shibuya à Tokyo. Dans ce temple dédié au Dieu Gode vous pouvez contempler et toucher avec respect toutes sortes de gadgets sexuels, tester des lubrifiants pour en faire des critiques oenologiques, et admirer une statue de vulve géante. Toutes les infos sur ce lieu féérique ici.

(Source)

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Grâce au BDSM, des hommes veulent vous payer pour faire votre ménage

Mardi 30 juillet 2019
 

C'est LE bon plan pour nettoyer votre chambre de bonne et arrondir vos fins de mois : sur la page Facebook d'Extreme Love, qui s'intéresse aux couples improbables et aux pratiques fétichistes originales, nous avons découvert que des hommes aiment payer pour passer le plumeau, laver la vaisselle ou faire du repassage. Oui, vous avez bien lu, PAYER. Toute une main d'oeuvre, prête à être humiliée qui plus est, n'attend que vous. Tout ce que vous avez à faire, c'est de vous faire appeler "maîtresse", porter du cuir et vous rendre sur KNKI, le Tinder sado-maso. Elle est pas belle la vie ? 

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Xconfessions App : sexe, fantasmes et devoirs de vacances

Lundi 29 juillet 2019

LustXC-AppCONF3-023Lancée fin juin sur Android, l’application d’Erika Lust nous propose d’explorer nos fantasmes. C’est beau, c’est chaud. Et plutôt rigolo.LustXC-AppCONF3-016Compléments alimentaires, visite au Cap-d’Agde, « sexyoga »… Chaque été, le mot d’ordre est le même : on est prié de profiter de la farniente pour « se reconnecter à son désir », « rebooster sa libido ». Fin juin, la pornographe féministe Erika Lust lançait sur Android Xconfessions App, une application qui se pratique (essentiellement) à deux sur un principe basique : une fois l’appli téléchargée, chacun reçoit des cartes, les mêmes que son partenaire de jeu ; sur chacune, un défi, un jeu de rôle, une pratique. On swipe à gauche quand on n’est pas intéressé, à droite quand on se dit "Eh ! Pourquoi pas ?" Les cartes retenues par les deux partenaires sont stockées sur un board, un espace qu’on peut consulter à tout moment.

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« Sans la bouche »
Jolie et simple, l’appli distribue des cartes aux graphismes légers. Un choix esthétique nécessaire car les mots, eux, expriment le propos da manière assez cash. « Disons que tu es mon sextrainer perso » ; « Attache-moi à une chaise » ; « Sans la bouche »…
Les propositions couvrent un spectre particulièrement large et hétéroclite – autrement dit, y en a pour tous les goûts : depuis les plus pimentées (« Gants de latex » ; « J’aimerais être pénétré.e par toi et un toy »), aux plus vanille (« Mets-toi nu et cuisine pour moi » ; « Et si on se faisait un strip poker »).
Parce qu’on a le choix et qu’on est dans un trip ludique, des idées de jeu qui ne nous viendraient pas à l’esprit, voire qui pourraient nous choquer, deviennent une potentielle matière à réflexion. Et c’est là la grande force de cette appli : ouvrir le champ des possibles, amener à s’interroger (mutuellement, mais aussi soi-même) sur des pratiques avec lesquelles on n’est pas familier. « L'application a été conçue pour que chacun soit en mesure de découvrir ses fantasmes et d’y réfléchir, m’a expliqué Erika Lust. Il est important de découvrir nos fantasmes, pas seulement dans la relation, mais également pour mieux comprendre notre propre sexualité, indépendamment de notre partenaire. »

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Pensées libidineuses
Autre intérêt, le jeu se pratique l’air de rien, n’importe où. En vacances chez les beaux-parents, séparé.e de chéri.e qui est resté.e bosser, on reçoit une carte, on y pense, et de fait, une tension érotique se tisse gentiment, tout en pensées libidineuses et en projections sexy.
Point de départ à l’échange, XConfessions App « est l’occasion d’ouvrir la conversation et de réduire la pression sur des sujets qui peuvent être difficiles à aborder, continue Erika Lust. Surtout quand il s’agit d’exprimer ses préférences. »
Une démarche sexpositive qu’on retrouve dans le projet XConfessions, qui propose depuis 2013 des films réalisés par différents réalisateurs à partir de fantasmes d’internautes. Lancée d’abord sur Apple iOS en octobre 2018, l’appli, initialement destinée aux couples, est aujourd’hui jouable seul.e et avec plusieurs partenaire.s.

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Par Stéphanie Estournet

Des médiévistes ont trouvé les premiers ‘’Monologues du vagin’’

Lundi 29 juillet 2019

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C’est la forme la plus ancienne des ‘’Monologues du vagin’’. Des chercheurs ont trouvé un vieux poème mettant en scène une vierge qui discute avec sa vulve. La jeune femme soutient que c'est par son apparence que les hommes sont conquis, tandis que sa chatte, l’accusant d’être superficielle, décrète que c’est elle qui procure le vrai plaisir. Les deux décident de se séparer mais se trouvent profondément déprimés et concluent finalement qu’ils sont mieux ensemble. Une bien belle morale. Ce fragment a été découvert par Christine Glaßner, de l'Institut de recherches médiévales de l'Académie des sciences d'Autriche, et on ignore s’il a été écrit par un homme ou une femme. 

(Source + Bonus : Si cet article vous a plu, vous pouvez aussi découvrir d’autres papiers de notre série ‘’L’art médiéval pour les nuls’’ ici et .)

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