Jusqu'à présent, quand on me parlait d'hologrammes, cela m'évoquait dans le meilleur des cas une héroïne à cheveux roses qui avait bercé mon enfance, dans le pire un spectacle sordide avec des chanteurs morts. J'étais bien loin d'envisager les perspectives sexuelles de cette technologie.

Depuis que l'industrie pour adultes a été ravagée par le piratage et par la concurrence déloyale avec ce que l'on appelle «les tubes», elle lutte désespérément pour se renouveler et créer du contenu non diffusable en streaming. C'est la raison pour laquelle de nombreuses compagnies se sont lancées tête baissée dans la réalité virtuelle et autres nouvelles technologies. Certaines tentatives se sont soldées par des échecs cuisants (on peut songer aux très onéreux écrans 3D), d'autres avancent encore à tâtons en attente d'un engouement plus massif (Oculus Rift). Mais la plus étonnante (et surtout la plus 80's) du moment est sans doute celle proposée par la plateforme Camsoda qui annonce le lancement de ses shows en «holo-cam».

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Le processus de création.

Ne vous fiez pas à la vidéo de démonstration qui représente une performeuse en train de boxer et de faire le poirier. Si vous vous rendez sur une plateforme de live-cam, vous aurez plus de chances de tomber sur une Colombienne avec un gode à la main, en train de fumer son deuxième paquet de clopes de la journée pour tuer l'ennui.

Très concrètement, le but du jeu est de faire apparaître une cam-girl en show privé sous forme holographique, pour peu que l'on soit équipé. Ici, le site propose à la vente une sorte de pyramide en plastique à 1,50$ compatible avec tablette et smartphone. Bon, à ce prix-là, la vidéo ne nous promet pas non plus de grande révolution technologique, il semblerait qu'il y ait encore quelques progrès à faire. On est encore loin de l'apparition sur scène de Mike Brant au Palais de Congrès. Mais, indéniablement, on tient un truc.