R-3441664-1330599939.gif_1
C'ETAIT MIEUX AVANT

Extrait du Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation
de Pierre Louÿs, 1917 

L'œuvre se présente comme une parodie des rigoureux manuels d'éducation de l'époque, et est composée de conseils courts (le plus souvent une phrase ou deux) regroupés en thèmes : « À la maison », « Devoirs envers votre mère », « En classe », etc.

GLOSSAIRE

Nous avons jugé inutile d’expliquer les mots : con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe) foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godemichet, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel.
Ces mots sont familiers à toutes les petites filles.

À TABLE

Si l’on vous demande ce que vous buvez à vos repas, ne répondez pas : « Je ne bois que du foutre. »
Ne faites pas aller et venir une asperge dans votre bouche en regardant languissamment le jeune homme que vous voulez séduire.
Ne faites pas minette à un abricot fendu en clignant de l’œil vers la tribade la plus célèbre de la société.
Ne prenez pas deux mandarines pour faire des couilles à une banane.
Si vous branlez votre voisin dans sa serviette, faites-le si discrètement que nul ne s’en aperçoive.
Si votre gougnotte ordinaire est placée en face de vous, ne lui faites pas de scène de jalousie à travers la table.
Quand une grande personne raconte une histoire leste que les petites ne doivent pas comprendre, ne vous mettez pas à pousser des cris inarticulés comme une petite fille qui décharge, même si l’histoire vous excite au plus haut point.
Si vous trouvez un cheveu suspect dans votre potage, ne dites pas : « Chic, un poil du cul ! »
Ne cachez pas un godemiché dans la jatte de fruits pour faire rire les jeunes filles à l’heure du dessert.
Quand on vous servira des bananes, ne mettez pas la plus grosse dans votre poche. Cela ferait sourire les messieurs, et peut-être même les jeunes filles.
Si vous êtes encore impubère, ne vous écrasez pas une poignée de fraises entre les jambes pour aller ensuite montrer à tout le monde que vous avez vos règles.
Il est du dernier mauvais goût de glisser un godemiché sous la serviette d’une jeune fille à la place de son petit pain.

 f7

C'ETAIT PAS MIEUX AVANT

Extrait de L’amour aux colonies
Singularités physiologiques et passionnels observées durant trente années de séjour dans les colonies françaises
Par le Docteur Jacobus X, 1893

Chirurgien de l’armée,  Jacob Sutor publie en 1897, sous pseudo, cet ouvrage regroupant le fruit de ses analyses « scientifiques » sur la sexualité (physiologie, taille des sexes, pratiques, etc) des habitants de « Cochinchine, du Tonkin, du Cambodge, de la Guyane, de la Martinique, du Sénégal, de la Nouvelle Calédonie, des NouvellesHébrides et de Tahiti ». Accompagné de dessins, le livre de 396 pages est un bijou de racisme sexuel.

Formes de l’amour chez la race Nègre-
La Négresse est à peu près insensible à des caresses qui feraient pâmer une Blanche. J’ai connu un jeune officier très intelligent, qui avait le goût Lesbien. Son tempérament un peu froid avait besoin, pour s’exciter, de caresser avec la langue les parties génitales extérieures de la femme : à ce prix seulement il obtenait l’érection. Il gagna un jour, à ce petit jeu, un chancre sublingual, pour lequel il me demanda mes soins. Interrogé avec discrétion, il m’avoua ses habitudes et me déclara franchement que les Négresses étaient très froides et qu’elles étaient très longues à ressentir l’effet des manoeuvres Lesbiennes.

Dédain de la Négresse pour le Blanc –
Il résulte de  l’organisation caractéristique de la femme Noire : ampleur de la vulve et du vagin coïncidant avec un système nerveux peu sensible, que la Négresse ne peut pas aimer le Blanc, lequel est généralement impuissant à lui procurer la sensation voluptueuse. Elle trouve au Toubab deux irrémédiables défauts pour elle : d’abord l’exiguïté de son pénis, car, à part e rares exceptions, l’Européen est un homme-lièvre par rapport au Nègre ; ensuite la rapidité avec laquelle il accomplit le coït. L’éjaculation du Blanc a lieu avant que la Négresse ait éprouvé la moindre sensation. On ne connaît pas, au Sénégal, l’usage de l’opium, qui retarde l’éjaculation ; aussi la Négresse compare-t-elle le Toubab à un coq, tandis qu’elle assimile le Nègre au chien. Cette comparaison, que j’ai recueillie de la bouche même d’une vieille entremetteuse Noire, ne manque pas de vérité.

Goût du Noir pour la femme Blanche –
Si la Négresse a généralement peu de goût pour le Toubab, on n’en saurait dire autant du Noir pour la Blanche. C’est un raffinement de haut goût érotique pour un Nègre, lorsqu‘il peut avoir affaire à une diggen Toubab, et c’est un caprice que bien peu on l’occasion de se payer. Les Créaoles de Saint Louis montrent pour le Nègre la même répugnance que celles des Antilles et de la Guyane. Quant aux femmes Françaises, elles sont en bien petit nombre dans les colonies ; ce sont généralement des femmes d’officiers, de fonctionnaires et leur condition sociale les met généralement à l’abri de pareilles incartades. Peut-être quelqu’une d’entre elles, d’un tempérament lascif, aurait-elle la fantaisie de s’assurer si le Noir est bâti autrement que le Blanc, si la crainte d’un produits coloré ne venait amortir les feux de sa concupiscence : Timor fructus nigri, initium prudentiae. Je n’ai eu connaissance que des écarts d’une seule femme blanche, se prostituant à des Nègres ; mais c’était une hystérique.